Mineuses
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Note méthodologique

Les clés de détermination présentées dans cet ouvrage ont été conçues de la manière suivante.

La référence essentielle de ces clés est le site www.bladmineerders.nl , qui recense et décrit (en néerlandais et en anglais) les parasites des différents genres de plantes en Europe, pas seulement les insectes mineurs de feuilles, mais aussi les espèces se nourrissant par d'autres méthodes que la réalisation de mines, ceux qui forent dans les tiges, qui produisent des galles, les champignons, etc.

Ce site fournit des clés de détermination pour les espèces mineuses de feuilles et d'autres pour les galles.

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Traduction

850 clés traduites du néerlandais vers le français

Dans un premier temps et à usage personnel, les quelque 850 clés des mines ont été traduites du néerlandais en français, après quoi une publication sur le web a été envisagée à l'usage des entomologistes francophones.

Car, sur le sujet, il n'existe en français que très peu d'informations sur le web pour nos contrées et quasi rien dans la littérature.

850 clés traduites du néerlandais vers le français
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Priorisation visuelle

Identifier une mine par son aspect visuel, même vide

La troisième étape repose sur un autre choix, sans doute plus audacieux : donner la priorité aux indices visuels de la mine elle-même avant tous ceux liés à la larve ou à la nymphe.

L'objectif étant, dans la mesure du possible, de permettre l'identification d'une mine même vide.

Deux critères fréquemment utilisés dans les clés du site néerlandais sont la présence de pattes chez la larve, permettant notamment de distinguer les deux ordres prédominants que sont les lépidoptères des diptères, et le lieu de la nymphose (dans ou hors de la mine).

Mais ceux-ci exigent, pour le premier, la présence de la larve et, pour le second, la présence de la nymphe, ce qui restreint le champ d'observation.

Pourtant, avant que ces critères entrent nécessairement en jeu, il en est d'autres qui permettent déjà de faire un tri. Point n'est besoin, par exemple, d'avoir la larve pour attribuer au diptère Liriomyza strigata une galerie ramifiée centrée sur la nervure principale de certaines plantes hôtes (sauf dans quelques cas où d'autres parasites à la mine similaire peuvent entrer en jeu).

Cette description sera donc (le plus souvent) utilisée en premier lieu dans la clé, ainsi que, par exemple, la présence d'une ou plusieurs coquilles d'œuf au début de la mine.

Identifier une mine même vide, sans la larve ni la nymphe
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Adaptation géographique

Des clés recentrées sur la France et la Belgique

Chemin faisant, il est vite apparu que des clés couvrant l'ensemble de l'Europe n'étaient que moyennement intéressantes pour les francophones, car les espèces que l'on trouve sur une plante en France ne sont que partiellement les mêmes que celles que l'on trouve sur la même plante en Hongrie, par exemple.

Ainsi, environ la moitié seulement des espèces considérées sont présentes en France.

Idem, l'absence manifeste de certaines plantes dans notre zone d'étude permet aussi de soustraire quelques espèces mineuses qui leur sont inféodées.

Or, plus la clé comprend d'espèces, plus les critères doivent être affinés pour distinguer les espèces. À quoi bon s'intéresser à l'anatomie précise d'une larve pour la distinguer d'une autre si cette dernière n'est pas (encore) présente dans la région observée ?

Le retrait des espèces absentes de France et de Belgique (le choix ayant été fait de cibler ces deux pays) permet de simplifier nettement une partie des clés.

Clés ciblées sur la France et la Belgique
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Restructuration par forme de mine

La forme de la mine comme premier critère de détermination

Toutes les clés ont donc été remaniées pour tenter de mieux prioriser les critères, ce que la réduction du nombre d'espèces en jeu a aussi grandement facilité.

Mais le pari le plus osé aura sans doute été de choisir de scinder les clés en fonction de la forme de la mine (autrement dit, le premier critère de détermination est la forme de la mine elle-même).

Sachant qu'une larve peut changer de comportement suite à une mue, voire quitter sa mine pour en commencer une autre d'un autre type ailleurs ou encore former des mines différentes selon la plante hôte, et sachant aussi que certaines mines n'ont pas de forme clairement identifiable, un maximum a été mis en œuvre pour tenter de couvrir au mieux tous les cas de figure.

C'est pourquoi une même espèce pourra se trouver dans plusieurs sous-clés différentes ou même en deux endroits différents de la même sous-clé.